"@shanks : Si “le cul fait vendre” suffisait comme explication,
Minecraft serait une anomalie statistique,
Le Petit Prince un accident,
La Joconde un malentendu.
Et Harry Potter, l’une des sagas les plus lucratives de ces dernières décennies, serait évidemment célèbre pour… son cul."
"@docteurdeggman : C’est toujours dommage d’évoquer un “fond du problème” sans jamais l’exposer.
Si tu as un désaccord réel, je suis tout à fait prêt à le lire et à en discuter. Mais un débat ne peut exister que si chacun accepte d’argumenter plutôt que de disqualifier l’autre d’un revers de main."
"@grundbeld : Je ne traite personne de gamin ni de toxique. Parler de “maturité” d’un média, ce n’est pas mépriser ceux qui aiment certains designs, c’est constater qu’un art évolue.
Aimer les personnages beaux n’a rien de condamnable. Ce que je questionne, c’est pourquoi la diversification des représentations déclenche autant de colère. Ajouter des héroïnes plus réalistes n’enlève rien aux autres. Les deux peuvent coexister.
Une femme non sexualisée n’est pas un “culte du laid”. Elle est simplement représentée autrement que comme un fantasme. Ce n’est pas une attaque contre qui que ce soit, ni une confiscation du plaisir des joueurs.
On peut défendre la liberté créative dans tous les sens , sans caricaturer ceux qui pensent différemment."
"@keiku : La fiction a toujours reflété son époque, même quand on ne la percevait pas comme “politique”.
Côté économie, le jeu vidéo est aujourd’hui très large : le mobile (même si ce n’est pas mon délire, ça représente d’énormes ventes), les free-to-play et les gacha qui cartonnent, les AAA (Rockstar, Santa Monica, Guerrilla…), les AA comme Clair Obscur récemment, ou encore les indés (Hollow Knight, Celeste, Hades…).
Plusieurs modèles coexistent. Le succès de l’un ne signifie pas la disparition des autres.
Pour moi, il ne s’agit pas d’un effondrement, mais d’une transition et d’une diversification. L’élargissement des représentations n’efface pas les anciens modèles, il en ajoute d’autres."
"@syoshu : Je suis d’accord sur le fait qu’un héros est une figure d’exception, et que l’idéalisation fait partie du fantasme vidéoludique.
Là où le débat devient intéressant, c’est dans les formes que peut prendre cette exception. Chez les hommes, on a des héros très variés : Joel dans The Last of Us est vieillissant et usé, Arthur Morgan est marqué et imparfait, Geralt est balafré , Trevor dans GTA V est volontairement dérangeant.
Leur héroïsme ne repose pas vraiment sur leur désirabilité, mais sur leurs choix, leur trajectoire, leur capacité à agir.
Chez les femmes, l’éventail s’élargit aujourd’hui, mais il a longtemps été plus restreint et davantage lié à des standards physiques précis.
Pour moi, ce n’est pas seulement une question de beauté, mais de diversité dans la manière d’être héroïque."
"@shanks : Je ne nie pas qu’il existe des standards différents ni que l’attirance physique fasse partie de la psychologie humaine.
Ce que je questionne, ce n’est pas l’existence de ces dynamiques, mais leur place dominante dans certaines représentations.
Dans un jeu vidéo, ce n’est pas une personne réelle qui choisit de se cambrer : c’est une décision de mise en scène.
Mon point n’est pas d’effacer les différences, mais de se demander pourquoi certaines formes de mise en valeur deviennent presque obligatoires pour qu’un personnage féminin soit accepté."