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posted the 09/29/2008 at 04:21 PM by
rotoyng
Les vrais prénoms ont été modifiés par le journal, à vous d'essayer de rétablir la vérité!
Agression
Le collégien sort un couteau en classe
Saint-Michel-sur-Orge (Essonne)
UNE CELLULE d’écoute psychologique a été mise en place hier au collège Jean-Moulin de Saint-Michel-sur-Orge (Essonne). Elle n’a pas suffi à évacuer totalement le traumatisme vécu la veille par toute une classe de quatrième. Vers 11 h 30, Benoît*, 13 ans, a un vif échange avec sa professeure pendant le cours de mathématiques.
Son travail est en cause. Il vient d’écoper d’un 5/20 à son contrôle. De rage, il déchire alors sa copie, se précipite au fond de la salle et sort un couteau. Il agrippe alors un autre élève et lui maintient la lame sous la gorge. « Au départ, j’ai cru qu’il rigolait », raconte Isabella*, une élève de la classe, encore sous le choc hier. Sauf que Benoît ne plaisante pas. Il menace de tuer son camarade si tout le monde ne sort pas.
« C’est quelqu’un qui souffrait d’un très grand malaise »
Un à un, les élèves quittent la classe. L’enseignante, elle, reste à l’intérieur, garde son sang-froid, et parvient à convaincre Benoît de poser son arme. Il sera ensuite appréhendé par la police, puis présenté hier devant un juge des enfants qui l’a mis en examen. Il devrait très vraisemblablement subir des examens psychologiques. « C’est quelqu’un qui souffrait d’un très grand malaise, commente Marie-Louise Testenoir, l’inspectrice d’académie. Mais ça ne donne pas le droit de commettre un geste aussi intolérable que celui-ci. »
Jusqu’alors, Benoît n’avait jamais fait parler de lui. « Il était sympa, même s’il ne parlait pas trop, reprend Isabella. Après ce qui s’est passé, je tremblais de partout. » Dans la foulée, les élèves de la classe ont été regroupés à la cantine pour évoquer l’agression. « On nous a dit que les externes ne rentreraient pas manger, explique Frédéric, un parent. Dans l’ensemble, les choses ont plutôt été bien gérées, même s’il a fallu attendre le soir pour que nous soyons informés. »
Isabella, elle, est retournée en cours hier comme à l’accoutumée, avec tout de même une petite boule au ventre. « Il a pris quelqu’un au hasard dans la classe. Je me dis que ça aurait pu être moi. »
* Les prénoms des intéressés, mineurs, ont été modifiés.
Le Parisien
posted the 09/27/2008 at 06:50 PM by
rotoyng
Des rapports des RG se sont penchés sur la composition des bandes, leur usage de la violence, ainsi que sur l’origine ethnique de leurs membres.
Les renseignements généraux ont établi un profil type des principaux délinquants dans ces groupes, à partir de l’étude de 436 meneurs, recensés dans 24 quartiers sensibles. Parmi eux, 87 % ont la nationalité française ; 67 % sont d’origine maghrébine et 17 % d’origine africaine. Les Français d’origine non immigrée représentent 9 % des meneurs, selon les RG.
Si les bandes sont rarement homogènes d’un point de vue ethnique, les jeunes d’origine africaine ancrés dans la délinquance présenteraient des particularités : l’une d’elles serait “l’extrême violence de leurs actes”.
Selon le rapport, “ces jeunes réagissent de façon démesurée, surtout lorsqu’ils sont en groupe. Le fait de tuer est complètement banalisé par la télévision (…). Donner la mort s’inscrit dans une sorte de parcours initiatique qui permet d’être reconnu et de s’élever dans la bande, d’autant que l‘excuse de la provocation, sous une forme quelconque, vaut toujours absolution.”
Dans le même rapport, quatre mois avant les faits, les policiers parlaient déjà d’”acharnement”, de “sauvagerie” et de “barbarie”, citant l’utilisation épisodique d’armes destinées à infliger des blessures graves, comme des gourdins à clous, sans parler des armes à feu
Les renseignements généraux n’ont pas conduit d’étude spécifique sur l’antisémitisme en banlieue. En revanche, les violences constatées à l’occasion de la manifestation lycéenne du 8 mars 2005 ont incité les policiers à se pencher sur le racisme anti-”Blanc”, “une réalité quotidienne”, selon le titre d’une étude du 4 juillet 2005.
Les RG y citent des exemples de menaces et d’agressions, notamment contre les personnes qui travaillent pour les bailleurs sociaux ou les services publics.
posted the 09/23/2008 at 09:43 PM by
rotoyng