A l'heure où le Xbox Live Arcade fut capable de pondre deux grosses perles à la suite (Fez et Trials Evolution ), Climax Studios nous prouve qu'il ne faut pas grand-chose pour faire drastiquement baisser la moyenne du mois, niveau qualité.
Parti de bonnes intentions...
Oui, on aime bien commencer le test d'un mauvais jeu par ce genre de phrase mais on avoue qu'ici, on a un peu du mal à les voir, les « bonnes intentions ».
Bloodforge est un mauvais jeu et il est difficile de poser un autre constat après avoir terminé l'aventure, chose qui nous a pris une demi-douzaine d'heures sans forcer. Avoir repris la mythologie nordique était une bonne chose, si le scénariste avait su l'exploiter comme il faut. Ici, il faut se contenter de la quête de Crôm (aka le Destructeur) qui a envie de broyer tout le monde pour venger son village et accessoirement sa femme. Dès lors, on entre dans dans le
God of War de bas niveau, tellement bas qu'il ferait passer
Ninja Blade pour une sorte de chef d'œuvre incontestable.
Si l'esthétique monochrome sera à laisser au goût de chacun, de même que le design et l'aspect gore, peu de gens seront ravis de tomber sur un bête jeu d'action aussi linéaire que
Final Fantasy XIII , où la ligne droite est le maître mot d'un bout à l'autre de l'aventure, sans la moindre phase d'exploration, d'énigmes ou de plates-formes (la touche « saut » ne sert qu'une seule fois, contre un boss). On enchaîne donc avec une lassitude hallucinante les combats qui se ressemblent tous d'un bout à l'autre, avec certains ennemis beaucoup trop long à achever et une caméra qui peut se montrer indigeste par moment. Le jeu nous offre trois armes de base (marteau, griffes et épée), chacune possédant trois niveaux (il faut ramasser les « évolutions » en question). Des upgrades qui ne servent pas à grand-chose vu qu'on ne voit aucune différence niveau puissance, et seule l'ajout de combos marque le changement, ce dont on ne fera pas vraiment attention vu la facilité du jeu.
Car oui, si les deux premiers tiers de l'aventure ne posent pas trop de difficulté hormis contre certains boss, le challenge est ensuite rehaussé vers la fin. Problème : c'est à ce moment qu'on choppe l'arbalète (arme secondaire) de niveau 3, capable de faire d'incroyables ravages à distance. Dès lors, le reste de la quête devient une véritable promenade de santé, et on ne fait même plus attention au fait qu'on possède une jauge nous transformant en berserk, idem pour les espèces d'invocations rapides, finalement peu utiles. L'aventure terminée sans grand plaisir, on ne peut que se rabattre sur un mode défi, équivalent à de la survie avec des épreuves à créer soi-même puis à s'échanger en ligne (uniquement avec des amis). Ce qui aurait pu être intéressant si le gameplay avait suivi.
Conclusion : On serait tenté de dire que
Bloodforge n'est qu'un petit jeu d'action mais ce serait clairement injuste pour d'autres titres ayant reçu ce genre d'appellation tout en étant bien meilleur. Générique au possible, le bébé de Climax n'a aucun atout en main pour surprendre et à près de seize euros la facture, on préférera garder ses MS Points sur son compte ou se jeter sur d'autres titres déjà disponibles.
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