Héritier d'une des bonnes surprises de la Wii,Â
New Little King's Story est enfin arrivé en Europe non sans un certain petit temps de retard, mais en bénéficiant au moins d'une traduction en français, ce qui n'était pas forcément gagné au premier abord.
Il n'est d'ailleurs pas obligatoire d'avoir joué au premier épisode pour saisir les ficelles scénaristiques de cette suite. Les choses sont simples : le royaume que vous avez développé dans le passé est à présent assiégé et votre fuite vous conduira non seulement à reconstruire une ville en partant de rien, mais également sauver les quelques princesses enlever par de viles créatures. Les fans de l'opus Wii tilteront assez rapidement que les premiers instants sont un véritable copié/collé avec des situations quasi-identiques, même du coté des boss. On dira que c'est histoire de servir de tutorial et de prendre correctement les choses en main. Et justement, le jeu le fait assez mal, comprenez par là qu'il est assez radin concernant les diverses explications pour saisir toutes les ficelles du gameplay, au point de devoir se débrouiller par soi-même voir avoir recours à la bonne vieille méthode des forums du net.
Car certes, il ne faut pas longtemps pour saisir les bases du jeu, qui consiste donc à entourer notre faible roi d'une poignée d'habitants auxquels on revêtira un job à choisir parmi une liste qui évoluera en avançant (soldat, mineur, fermier, chasseur de trésor, etc.). Une fois cela fait, on part visiter les alentours de la ville en allant de plus en plus loin pour remplir quêtes principales et secondaires (consistant dans 95% des cas à tuer du monstres), et surtout chopper toujours plus de trésors pour remplir les caisses du royaume et développer notre territoire : habitacle pour accueillir plus d'habitants, bâtiments pour leur faire apprendre un job puis plus tard église pour le mariage, hôpital pour le soin, école... Le principe est ultra accrocheur et on ne voit pas les heures défiler une fois le jeu en main, du moins pendant la première demi-douzaine d'heures, le temps de s'apercevoir que le tout s'avère franchement répétitif, la faute à des situations qui restent éternellement les mêmes et un scénario qui n'évolue pas vraiment. Dommage car avec des personnages au chara-design aussi réussi (en artwork du moins), on n'aurait pas refusé que le background aille un peu plus loin.
Malheureusement, le gameplay abat ses cartes trop rapidement et ne se renouvelle plus par la suite. Pas de quoi choquer forcément vu le principe du jeu si les développeurs n'avaient pas rendu l'ensemble trop compliqué. On l'a dit plus haut, beaucoup de choses manquent d'explications, comme le système d'alchimie ou encore l'enregistrement de différents types de groupe. On tâtonne donc beaucoup, et on finit par s'en sortir à un moment ou un autre, mais pas pour tout. La gestion de ceux qui nous accompagnent est par exemple une calamité. Là où
Pikmin (pour reprendre un gameplay semblable) ne posait aucun problème de par son design,
New Little King's Story pêche sur de nombreux points. Visuellement tout d'abord, le fait de pouvoir équiper n'importe quel personne de n'importe quel équipement fait qu'on se retrouve avec des fermiers/soldats/bûcherons habillés exactement pareils (pas par choix mais pour les bonus assimilés à chaque équipement), nous obligeant à nous rabattre sur les petites icônes en bas de l'écran pour savoir qui est qui, loin d'être pratique malgré la touche de « tri ».
Le genre de chose qui finit par nous énerver, particulièrement lorsqu'on remarque également que si on peut donc trier notre groupe par classe, on ne peut pas trier chaque membre d'une même classe. Ce point apparemment banal pose problème là encore car si vous avez cinq combattants derrière vous et que vous souhaitez en envoyer un dans un habitacle pour changer sa classe, vous enverrez automatiquement le combattant en tête de liste, qui est parfois celui avec le meilleur niveau et le mieux équipés. Il aurait été tellement plus simple d'offrir un menu livrant l'ensemble des habitants de la ville pour confectionner le groupe de son choix. Beaucoup de défauts, vous l'aurez compris donc, où s'ajoutent les quelques problèmes de pathfinding et d'ordre technique, comme des graphismes loin d'être mirobolants pour le support, avec même quelques jolies chutes de frame-rate dès que vous vous promenez en ville avec un trop plein d'habitants dans votre dos. Vraiment dommage.
Conclusion : Petit vent de fraîcheur malgré un concept loin d'être inédit,
New Little King's Story déçoit tout de même sur de nombreux points, avec beaucoup de défauts qui n'ont pas été corrigés depuis la Wii, en rajoutant désormais un aspect esthétique offrant des couleurs bien moins chatoyantes et davantage de ralentissements. Le principe n'ayant d'ailleurs pas beaucoup évolué dans cette suite, on ne l'a conseillera qu'à ceux n'ayant pas touché au premier épisode et qui souhaite découvrir une sympathique petite aventure, à moindre prix si possible.
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