Une dizaine d'années d'attente puis cinq ans après son annonce, Diablo III est enfin disponible… pour le plus grand bonheur des fans ?
Difficile après tant d'années de faire plaisir à celles et ceux qui ont véritablement fait de Blizzard le studio qu'il est aujourd'hui. Comprenez ici que celui qui fait la pluie et le beau temps sur les résultats financiers d'Activision nous a refait le coup de
Starcraft II en nous sortant un
Diablo III certes bon, mais surtout très classique car évoluant très peu pour éviter de s'attirer les foudres de ses fans. Car tout bousculer aurait évidemment eu un impact certain sur le succès du titre, qui s'est déjà aujourd'hui vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Bien sûr, quelques changements ont été apportés d'un point de vue général, et outre l'obligatoire connexion à internet en solo, les petites mains de
Blizzard Entertainment ajouteront prochainement l'hôtel de ventes en argent réel, où la possibilité de s'offrir de superbes objets avec l'argent de votre portefeuille d'action Facebook fraîchement achetée (et on exagère à peine).
Il serait de mauvaise fois que de prétendre que
Diablo III tourne uniquement sur ses acquis. Il le fait, c'est quelque chose d'indéniable, mais il le fait de manière à ce que cela se voit le moins possible. Et après tout, la base du gameplay reste étrangement excellente, même après les années. Car le genre hack'n slash n'a pas été le genre le plus prolifique de ces dernières années et la tentative à moitié réussie de
Torchlight (qui connaîtra bientôt une suite et un MMO) n'a pas vraiment changé la donne. Le genre est articulé autour d'une communauté peu prompte à changer de jeu, de maison en somme. Seule la suite du jeu auquel ils jouent tous peut véritablement faire bouger ces jeunes gens (et plus vieux aussi) avides de nouvelles aventures. Le commencement d'une partie est essentiellement axé sur le solo puisqu'il est nécessaire de se créer un BattleLog, et donc de trouver des amis avec qui converser. Amis jouant aussi bien Ã
Diablo III qu'Ã
Starcraft II ou
World of Warcraft . La galaxie Blizzard est donc loin d'être mise de côté dans cette super-production qui aura mis son temps pour arriver. Vous choisissez alors votre personnage, non personnalisable - dommage -, et partez à l'aventure à travers l'histoire de l'une des cinq classes disponibles. Sur celles disponibles dans le premier épisode, sa suite et l'extension, seule deux ont survécus pour venir accueillir le Féticheur, le Moine et le Chasseur de démons.
Côté gameplay, on retiendra celui du Moine qui peut utiliser un grand nombre d'armes (sauf celles à deux mains et les bâtons magiques) mais peut aussi faire preuve d'un certain talent à mains nues. Cette classe guerrière et détenant quelques pouvoirs bien utiles (de soin notamment) et vraiment l'une des plus passionnantes à jouer. Autrement, on tombe assez rapidement dans le schéma classique d'un hack'n slash, à savoir clic pour avancer, clic pour attaquer avec des touches correspondantes aux sorts et attaques), et enfin, clic pour discuter. À ce propos, on notera que si la B.O. est d'excellentes qualités comme dans toutes les productions Blizzard, la VF a le droit à quelques ratés. Le Moine dans sa version féminine a le droit à un doublage russe qui casse vraiment certaines répliques. Vous attaquez donc à tout va avec quelques quêtes secondaires et vous passionnez pour la plupart des quêtes principales, et tout cela pour monter en niveau. Les niveaux offrant alors accès à des compétences exclusives, que vous pourrez choisir pour obtenir un deck de référence. Les choix disponibles sont d'ailleurs suffisamment grands pour permettre quelques templates bien sentis.
Au-delà de l'expérience, vos pérégrinations vous offriront aussi des items aux noms colorés, plus ou moins efficaces selon votre classe, et qui serviront aussi à vos coéquipiers. Car en l'absence d'ami (où tout simplement lors de votre première partie en normal, avec connexion online permanente de toute façon), le jeu se chargera de vous donner des personnages basés sur des classes également que vous pourrez évidemment changer au fil de vos quêtes. Outre des pouvoirs à remporter au fil de sa montée en niveau, il sera possible également de lui attribuer des runes ou des armes redoutables. Un gameplay vraiment très simple d'accès, mais un jeu doté d'une difficulté relativement bien dosée. Et dès que l'on passe en cauchemar ou pire encore, il faudra vraiment commencer à tuer des monstres en chaîne pour augmenter sa puissance.
Car comme tout bon hack'n slash qui se respecte, une fois la campagne solo terminée (environ huit heures de jeu), vous serez invité à la refaire encore et encore, pour tout découvrir, mais aussi pour monter en niveau et ainsi briller en société. Si le niveau maximum Ã
Diablo III n'est pas encore un gage de qualité sur un CV, il pourrait bien le devenir rapidement. Et c'est là qu'entre en jeu Battle.Net, et le jeu en coopération qui vous permettront de rendre votre partie public, ou de jouer avec vos amis et ainsi de combattre des monstres d'un niveau largement supérieur à ceux que vous aviez l'habitude de voir jusqu'à présent. Autant vous le dire tout de suite, il n'est pas question ici de rendre
Diablo plus enfantin, et l'univers graphique est là pour en témoigner.
Loin de la polémique des premiers mois, l'univers de
Diablo III Diablo III est un hack'n slash et le jeu est fait pour être vu de loin et de côté de surcroit, mais tout de même. En 2012, le titre s'avère vraiment loin des standards actuels… pour mieux être porté sur console par la suite ?
Conclusion: En dépit de l'amélioration du jeu en coopération grâce à Battle.Net 2.0, et de ses fonctionnalités sans limites de jeu en multi, Diablo III s'avère être surtout un hack'n slash tout ce qu'il y a de plus classique. Les codes de la saga n'ont pas vraiment changé, et les fans de la première heure n'auront sans doute aucun mal à s'y remettre, mais ce manque de surprise, accentué par le fait que Starcraft II avait été beaucoup critiqué à ce sujet à l'époque de son lancement, font de la nouvelle production de Blizzard Entertainment un vrai non-évènement. La qualité est là . Restait donc à nous surprendre et on est malheureusement loin du compte. Une prochaine fois peut-être ?
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