Une toute petite année après la sortie tonitruante de Need For Speed : Underground Electronic Arts remet le couvert en proposant une suite plus que conséquente à un titre qui en occupe encore beaucoup. Mais qu’on se le dise, chez Electronic Arts on n’est pas homme à faire de simples mises à jours de titres à succès, que nenni ! La preuve en est que ce Need For Speed : Underground 2 n’a, dans son essence, plus rien à voir avec ce premier opus qui a ravi les fans de Vin Diesel. Qu’en est-il vraiment, les développeurs de chez EA Canada ont-ils opéré un virage à 180°, c’est un tout petit peu plus compliqué que ça. Voyons voir…
Surfant sur la vague très porteuse des
GTA, des
DRIV3R et autres titres du même acabit,
Need For Speed : Underground 2 nous propose un mode de jeu en
open world. C'est-à-dire que vous vous déplacez librement dans une ville modélisée pour l’occasion et dont les seules restrictions sont les limites naturelles placées ça et là pour ne pas faire pleurer de dépit le processeur graphique de votre chère console de jeu. En effet, vous n’aurez plus dans ce deuxième opus à passer par d’innombrables menus intermédiaires pour sélectionner telle piste ou tel type d’épreuve. Dans
NFSU2 rien de plus simple, on prend la manette en main, on sélectionne un bolide digne de ce nom au milieu de la trentaine de monstres rugissants et on se laisse aller sans la moindre retenue aux plus impressionnants excès de vitesse jamais réalisés en milieu urbain.
Tokyo Undergroud Racer
Pour tous ceux qui auraient un jour pu mettre les mains sur l’ultime
Tokyo Extreme Racer, vous comprendrez bien vite quel est le principe de base de
NFSU2. A vous de trouver vos concurrents et de les provoquer pour remporter victoires sur victoires. Le système est très aisé, vous trouvez un véhicule qui dispose des quelques signes distinctifs de votre société secrète (néon bleu sous la caisse, peinture fluo ou encore conduite ultra sportive) et vous lui indiquez que vous êtes prêt à lui mettre sa mère via un duel ultime le long des routes bondées de trafic urbain. Plusieurs défis sont alors possibles, mais c’est l’une d’entre elles qui a principalement retenu notre attention. Dans cette épreuve le pilote qui se trouve en tête, le leader, doit semer son poursuivant en lui mettant dans la vue quelques 300 mètres. Si le second double le leader, les rôles s’inversent et ainsi de suite jusqu’à ce que l’écart entre les deux poursuivants atteigne les 300 mètres. Autant vous dire que ça peut durer un certain temps vu le niveau des pilotes présents dans le jeu, la vidéo qui nous était présentée a d’ailleurs eu le mérite de calmer les quelques petits fanfarons de l’assistance. Assez simple dans son principe de base, cette épreuve s’avère dans les faits assez hallucinante de richesse puisque aucune course ne pourra ressembler à une autre, le tracé du circuit étant totalement dépendant des décisions du leader.
En plus des différents duels que vous pourrez provoquer au fil de vos pérégrinations nocturnes, (ou matinales) un système de SMS vous indiquera les différentes épreuves fixes organisées par les pilotes locaux. Vous aurez alors à remporter des courses de
Drag, de
Drift ou de Circuit. Le
Drift reprenant le principe qui a vu le jour le long des pentes sinueuses des villes japonaises ou le but du jeu est de déraper le plus souvent et esthétiquement possible.
La grande métropole que nous propose de visiter
NFSU2 est tout bonnement gigantesque, ce n’est pas moins de 200 km qu’il vous faudra parcourir pour découvrir tous les recoins des quelques cinq quartiers disséminés autour d’une colline verdoyante. Il n’est d’ailleurs pas difficile de noter une grande ressemblance avec Los Angeles tant les quartiers sont différents les uns des autres. On passe en effet très vite d’un quartier d’affaires à une zone résidentielle, en passant par des tronçons d’autoroutes et autres tracés sinueux le long de la colline. Si pour ce que nous en avons vu, les routes étaient désespérément vides (ce que le producteur a justifié en nous expliquant que la version proposée n’était qu’un avant goût destiné à montrer l’ampleur de la map) et le
clipping très présent, il n’en reste pas moins que ce NFSU2 nous a collé dans notre siège baquet de surprise.
Gran Tunning Automobile
Que les fans se rassurent,
NFSU2 offrira bien sur la possibilité de modifier, booster et transformer les véhicules à volonté. Sur ce point d’ailleurs, le producteur du jeu nous a annoncé que le nombre de combinaisons mécaniques et esthétiques atteindra le nombre record de 70 millions. C’est vous dire que dans ce deuxième opus le tunning tiendra une place tout aussi importante que dans
NFSU premier du nom, si ce n’est plus. Pour bricoler votre bolide rien de plus simple, vous trouvez sur la mini carte un garage qui vend les précieuses pièces détachées et vous vous garez dans la zone lumineuse devant la porte d’entrée. Cependant et pour satisfaire le plus grand nombre, il sera aussi possible d’avancer dans le jeu sans avoir à passer sa tête (virtuelle) sous le capot. Les deux choix sont en effet possibles. Soit vous avancez dans le jeu en obtenant au fil des épreuves de nouvelles pièces pré installées, soit vous passez votre temps dans les arcanes des magasins spécialisés pour trouver la pièce qui fera de votre monstre l’œuvre d’art du quartier.
Coté technique pure et dure,
NFSU2 semble avoir les cartes en main pour maintenir la dragée haute à la concurrence et réitérer le succès monstre de l’année dernière. On nous annonce ainsi un affichage maintenu la plupart du temps à 60. Si l’on peut déplorer l’absence totale et incompréhensible des forces de l’ordre il n’en reste pas moins que ce deuxième opus promet de scotcher devant leur écran quelques millions de joueurs invétérés. Surtout qu’on nous annonce un mode
online pour
Xbox et
PS2 à 4 joueurs en simultané dans la même ville que le mode solo, on deviendrait vite impatient d’être à l’automne prochain croyez-moi…
publié le 06/07/2004 à 19:54 par
Gamekyo