Rubrique Musique.
Label : Elektra
Producteur : Don Gallucci
Membres :
Iggy Pop: chant
Ron Asheton: Guitar
Dave Alexander: Basse
Scott Asheton: Batterie
Steve Mackay: Saxophone
Genre: Rock
Sortie: juillet 1970
Tracklist:
1. Down On The Street - 3:43
2. Loose - 3:34
3. T.V. Eye - 4:17
4. Dirt - 7:03
5. 1970 - 5:15
6. Fun House - 7:47
7. L.A. Blues - 4:57
Après John Cale a la production (on vous rappellera) c’est Don Gallucci l'ex-clavier des Kingsmen qui s’y colle.
Il est inutile de dire qu’il a foutrement réussi à capturer l’essence destructrice des Stooges donnant à l’album un aspect live inimitable. La voix de l’iguane est volontairement saturée au max. Toute les éructions de l’iguane sont parfaitement calculées au millimètre près et lâchées au bon moment, Ron sort des riffs imparables, le Rock Action, lui tape avec énergie sur sa batterie et donne tout. Dave démontre son savoir faire sur Dirt, sa basse grondant sur tout l’album.
Au delà de la formation actuelle ils feront appels à Steve Mackay, un saxophoniste qui participera sur 3 des 7 morceaux (pour ne pas dire 4 si on compte une des pistes non retenues) qui apporte une touche de psychédélisme, free jazz délicieuse et loin d’être négligeable.
Pour résumé c’est violent, brutal ça monte crescendo jusqu’au gros bordel qu’est L.A. Blues. Impossible de prétendre aimer le Rock si vous n’avez jamais écoutés (ou aimer) les Stooges!
C’est quoi le Rock?
Dès
Down On The Street on est tout de suite prit dans une tornade en feu, les riffs sont certes simples mais incroyablement bon (même si Ron na pas couché avec Hendrix il avait le don pour faire des riffs imparables).
Puis on enchaine directement avec
Loose, énorme morceaux. Un Iggy sortant des paroles pleines d’allusions sexuelles « And I stick, deep inside », c’est réussi. A 2 :01 magnifique solo de Ron qui pousse le vice encore plus loin. Ce titre restera toujours enfoncer dans ma tête.
TV Eye, et lui aussi un morceau incontournable par son riff incroyablement survolté, efficace. Emprunt de sauvagerie et de parole complètement insensée, la voix d’Iggy est multipliées (on l’entend même tousser tellement que c’est cordes vocales sont dans le rouge) donnant encore plus de puissance destructrice. Et la batterie implacable du Rock Action donne à ce titre une puissance phénoménale.
D’un coup le rythme ralentit. Il s’agit de
Dirt (il porte bien son nom) le seul adjectif que j’ai pour le qualifier c’est « dégueulasse » mais dans le bon sens du terme. Une ligne de basse suave une rythmique bien cadencée chaque note suintantes de vice et un chanteur plus sensuel que jamais dans sa voix alternant savamment le ton pour faire passer l’émotion. Certain pourront reprocher au morceau d’être un peu longuet tant l’ambiance qui s’en dégage est malsaine, mais c’est assurément du beau boulot.
Dans 1969 il semblait s’emmerder mais dans
1970 il se sent bien (I feel alright!) et nous le fait comprendre avec ce titre comparable à une explosion, on à envie de hurler avec lui et de se rouler par terre tellement que c’est jouissif. le saxo de Sir Mackay se pointe et nous emmène encore plus loin, comparable à une cerise de folie sur le gâteau de la débauche.
Fun House un autre moment d’anthologie, Igyy nous invitant dans la Fun House criant, jactant comme il faut, avec Ron qui à joué deux parties de guitare donnant l’impression alors qu’un autre membre les rejoins. Un saxo déchainé comme tous les instruments d’ailleurs, donnant une impression de bazar sonore mais restant parfaitement cohérent jusqu'à la fin ou tout part en sucette introduisant parfaitement le dernier titre.
L.A. Blues ou comment faire chier ses voisins, un free jazz complètement fou ou Iggy s’éver(tue) à hurler à la mort, une guitare qui agonise et un saxo qui donne une autre dimension à ce délirium. Ça monte ça descends, Quand soudain un didgeridoo sortant de nulle part, souffle le dernier vent de folie et la guitare qui décède indique alors que c’est la fin pour notre plus grand regret.
Je t’aime Rhino Record.
Rhino Record a encore frappé, cet album bénéficie lui aussi d’une version deluxe (son Remasterd) donnant encore plus d’énergie à la production de Don Gallucci (on entend mieux la batterie). Et nous gratifie aussi d’un Deuxième CD comportant plusieurs prises, allant de Loose à TV Eyes en passant par Dirt, Fun House, et différentes version de Down On The Street dont une en (single mix) avec un orgue pour le moins incongru! (pour le fan hardcore que je suis c’est un réel plaisir).
Et enfin deux morceaux n’ayant pas étaient retenus :
Slide (Slidin' The Blues) un blues tranquille ou les instruments parlent, Iggy lui fredonne… Et
Lost in the Future un autre Blues que seul les Stooges savent faire, porter par la voix d’Iggy pleine d’émotion donnant une impression post apocalyptique.
Le Graal?
Rhino toujours dans l’intention de faire plaisir aux fans (ou bien pour se faire du fric who knows) à sortie THE coffret j’ai nommé The Stooges - 1970: The Complete Funhouse Sessions. Retraçant les séances d’enregistrement de cet albums démontrant l’acharnement et le travail de titan effectué par se groupe de camé et montre que aucunes pistes na étaient négligées. Malheureusement le coffret étant vendu à un nombre restreint (3000 copies seulement) et à un prix quelque peu onéreux, il est difficile de se le procurer au grand damne pour les fans.
Mon avis.
Le disque qui ma rendu fou, qui ma fait prendre mon pied comme jamais, rien est à jeter (ça faisait longtemps depuis Jimi). Maintenant j’écoute Fun House et Raw power chaque jour me délectant de chaque morceau ne m’en lassant jamais. Mais ça ma aussi fait prendre conscience qu’on verra peut être plus des groupes comme ça (je parle de pleins de groupes, The Doors, Velvet, Jimi etc…).