Artiste : The Killers
Album : Sawdust
Genre : Rock
Date de sortie : 12 Novembre 2007
Track-List :
01. Tranquilize
02. Shadowplay
03. All The Pretty Faces
04. Leave The Bourbon on the Shelf
05. Sweet Talk
06. Under The Gun
07. Where The White Boys Dance
08. Show You How
09. Move Away
10. Glamorous Indie Rock and Roll
11. Who Let You Go?
12. The Ballad of Michael Valentine
13. Ruby, Don't Take Your Love To Town
14. Daddy's Eyes
15. Sam's Town (Abbey Road Version)
16. Romeo and Juliet
17. Mr. Brightside (Jacques Lu Cont's Thin White Duke Remix)
Il y a des jours comme ceux là où vous écoutez tranquillement une galette d’un groupe que vous affectionnez tout particulièrement et vous viens l’envie soudaine de faire une critique sur l’album en question. Et oui, ce matin lors d’un réveil lent et douloureux, l’écoute du dernier album de
The Killers, intitulé
Sawdust, m’a fait lever de mon lit pour prendre juste une feuille et un stylo et ainsi me lancer dans une longue critique faite en 47 min top chrono, soit la durée de l’album. Pour commencer, je vais d’abord vous faire un bref récapitulatif sur
The Killers depuis ses débuts jusqu’à ce fameux troisième album :
The Killers est un groupe de rock américain formé en
2002 et originaire de
Las Vegas. La musique des
Killers est essentiellement basée sur des influences britanniques et la musique des années
80, particulièrement la musique
New Wave. Avec
Somebody Told Me et
Mr. Brightside (figurant sur leur premier album
Hot Fuss),
The Killers était devenu en moins de deux ans l'un des plus grands groupes de rock au monde et avait vendu six millions d'albums. L'enregistrement de
Sam's Town s'était déroulé dans les
New Palm Studios de
Las Vegas, puis à
Londres en
Juin 2006. La production avait été confiée à
Flood (
Mark Ellis) et
Alan Moulder (déjà présent sur
Hot Fuss), deux producteurs de génie (
U2,
Depeche Mode,
The Smashing Pumpkins,
Yeah Yeah Yeahs).
When You Were Young, le premier single de l'album avait fait un véritable carton. Un an après
Sam's Town,
The Killers revient avec un nouveau projet très ambitieux, une collection de faces B, raretés et remixes baptisée
Sawdust : B-Sides and Rarities. Ce nouvel album nous offre également quatre chansons inédites dont un duo exclusif avec
Lou Reed. En effet, le groupe a travaillé au sein du
Hell’s Kitchen Studio, à
New York, avec le maître du
Velvet Underground pour un titre inédit :
Tranquilize!
Voilà pour la présentation du groupe et de leur nouvel album, maintenant passons au plus important : la critique !
01. Comment ne pas mieux commencer un album que par un duo avec le monument
Lou Reed? Il faut avouer que
The Killers met les petits plats dans les grands dès le début pour notre plus grand bonheur, car en plus de cette collaboration tout à fait exceptionnel, la chanson qui en ressort est l’une des plus magiques de
Sawdust. Des couplets tranquilles (comme le titre veut nous le laisser entendre) mais une montée en puissance lors du refrain et nous nous retrouvons directement au septième ciel. La voix tremblotante et caverneuse de l'ancien leader du
Velvet Underground ajoute au tout une petite touche viril pour soutenir les exubérances vocales de
Brandon Flowers et ainsi nous livrer une chanson culte.
02. On enchaîne ensuite avec le titre
Shadowplay qui est le premier single extrait de l’album. Avec ce titre,
The Killers a rendu hommage à
Joy Division (en juin dernier à
Glastonbury) en jouant une superbe version du morceau du groupe mythique de
Manchester.
Shadowplay figure sur la bande originale de
Control, un film de
Anton Corbjin, racontant la vie de
Ian Curtis, chanteur de
Joy Division. L’écoute du titre rappellera certainement énormément de souvenir de la fin des seventies aux plus nostalgiques d’entre nous. Et pour avoir les deux versions, je dois dire que le groupe ne dénature en rien la version originale et ajoute en plus sa petite touche personnelle avec la voix charismatique de
Flowers.
03. Arrive ensuite
All the Pretty Face, une face B du groupe qui selon moi méritait amplement sa place sur le deuxième album du groupe
Sam’s Town. Tout commence avec un synthé des plus inquiétants. Ajouté à cela un bon petit riff de guitare, une basse omniprésente et un
Vanucci (le batteur) en pleine forme et vous obtiendrez une mélodie des plus mélancoliques. Le refrain frôle l’excellence tandis que la chanson s’écoule à une folle allure tellement nous oublions la notion du temps. Le groupe fait fort.
04. Mais les
Killers ne s’arrêtent pas là, avec
Leave the Bourbon on the Shelf, les américains vont encore plus loin et explorent des contrées jusqu’à présent inconnues. Nous avons à faire ici à une chanson mélangeant intelligemment air oldschool et envolées à la
Matthew Bellamy.
Flowers montent tellement dans les aigus que nous avons l’impression de nous envolé littéralement en compagnie de sa voix. Malheureusement, cette sensation est bien trop courte et on aimerait bien en redemander encore un peu… Dommage.
05. Suit ensuite
Sweet Talk, dans la même ligné que
Leave the Bourbon on the Shelf. Le synthé est cette fois-ci beaucoup plus présent, le chanteur nous fait part, une fois de plus, de tout son talent et arrive à nous transporter dans une nouvelle dimension dont lui seule connaît les secrets. Le refrain n’en laissera aucun indifférent, je peux vous le garantir.
06. Puis
Under the Gun pointe le bout de son nez. Malgré que le morceau soit assez linéaire et d’une durée insuffisante à mon goût, le titre arrive à faire trembler tous vos sens. Malheureusement, le morceau a beaucoup perdu de son énergie par rapport à l’original. La voix est moins incisive et fait perdre à
Under the Gun un peu de sa force.
07. Jusqu’alors,
Sawdust est irréprochable. Mais
Where the White Boys Dance va marquer un léger relâchement. Le titre est très classique jusqu’à une fin qui rattrape un peu l’ensemble de la chanson grâce notamment à un riff accrocheur dont seul
Keuning à le secret.
08. Nous arrivons maintenant à la huitième piste de l’album. Le début est marqué par des interférences de portable certes agaçantes mais tout de même supportables. Passé ce moment,
Flowers, à lui seul, arrive à faire d’une chanson plutôt basic au départ, un véritable moment de jouissance pour nos chères petites oreilles.
09. Puis vient
Move Away, chanson toute droite tirée de la BO du blockbuster
Spider-Man 3. La guitare est nettement plus percutante que sur certaines autres chansons et cela n’est pas de refus. Mais
Move Away est à l’image du film : aérien mais au final pas très surprenant malgré les effets de voix de
Flowers.
10. La piste suivante n’est ni plus ni moins que
Glamourous Indie Rock and Roll, déjà présente sur le premier album
Hot Fuss. Malheureusement, nous avons affaire à une copie conforme. Les changements sont quasi inexistants pour notre plus grand regret. On aurait en effet aimé que nos quatre compères de
Las Vegas retravaillent en profondeur le morceau pour nous sortir un son frais et innovent. Cependant,
Glamourous Indie Rock and Roll garde tout son punch et sa vitalité et nous rappel pourquoi
The Killers s’est fait connaître du grand public.
11.
Who Let You Go, où comment une mélodie des plus simplistes peut devenir un véritable hymne. Toute la troupe suit la voix de
Flowers et on ne peut pas renier que la mayonnaise prend extrêmement bien. On se laisse alors entrainer par le rythme que vous vous mettrez à chanter à tu tête pour le plus grand malheur de vos proches (si vous ne savez pas chanter bien sûr). Attention, l’air peut rester pendant plusieurs jours dans vos têtes…
12. La piste 12,
The Ballad of Michael Valentine n’arrivera même pas à vous faire oublier la chanson précédente. Le titre reste classique et n’arrive pas à nous faire parvenir toute l’énergie du groupe…
13. Heureusement, le très country
Ruby, Don't Take Your Love to Town prend une tournure totalement différente. La chanson vous transportera littéralement à l’époque des far west et prouve que le groupe peut-être inventif à tout moment.
14. Puis arrive
Daddy’s Eyes. On replonge tout de suite dans l’univers si particulier et indéfinissable de
The Killers. Un synthé et une guitare toujours aussi efficaces… Le groupe nous offre une chanson explosive qui ravira ceux qui croyaient que le groupe n’avait plus de ressources après un début d’album fracassant.
15. On continue ensuite avec un nouvel enregistrement de
Sam’s Town (version
Abbey Road) figurant sur leur deuxième album du même nom. Contrairement à
Glamourous Indie Rock and Roll, les différences sont très notables. Un piano et des violons remplacent les guitares, basses et compagnie, rien que ça. L’ambiance est encore plus authentique : c’est du grand art!
16. Le groupe nous livre ensuite une reprise de
Dire Straits avec
Romeo and Juliet. Il faut être franc, cette chanson est à mon avis l’une des plus médiocres de l’album et vous fera probablement bouger de votre fauteuil pour changer de piste. Le titre est tout de même écoutable mais agace vite du haut de ses 5 minutes 27 secondes.
17. Et pour finir, une troisième et dernière reprise. Il s’agit cette fois-ci de
Mr. Brightside remixé par
Jacques Lu Cont qui était déjà présente sur le premier album en bonus track. Du déjà entendu et réentendu donc, mais il faut avouer que l’on ne s’en lasse pas. Ce remix est certes beaucoup moins entrainant et rythmé que la chanson originale mais n’en perd cependant pas sa force. La mélodie est plus posée et permet de finir l’album tout en douceur.
Avis Darknima : EXCELLENT
Au final,
Sawdust est bien plus qu’un album de faces B.
The Killers nous livre de véritables tubes parsemés de quelques déceptions notables qui n’empêcheront à personne d’apprécier l’album. Le groupe présente une réelle énergie dans leurs titres et donne à leur musique un aspect entraînant.
Sawdust, qui est un album, comme le dit si bien le groupe sur la pochette dédicacé pour leurs fans, ravira leur public qui leur est resté fidèle et poussera ceux qui ne connaissent pas encore bien le groupe d’écouter au moins une fois leurs chansons par pure curiosité.
4 / 5
Voici le clip de
Shadowplay :
P.S. : C'est ma première critique d'album donc soyez indulgent et laissez vos avis. Merci d'avance!